SES Première

Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ? Le chapitre de SES Première expliqué

Concurrence pure et parfaite, courbes d’offre et de demande, équilibre, surplus, effet d’une taxe : les bases du premier chapitre de SES de Première, avec la vidéo de La Boîte à Bac.

Programme officiel
  1. partie Science économique
  2. questionnement 1 Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ?
Par · · 6 min de lecture

Le marché n’est pas une place de village ni un site de vente en ligne : en SES, c’est une institution, un ensemble de règles qui organisent la rencontre entre des offreurs et des demandeurs. Premier chapitre de science économique en Première, « Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ? » pose les outils que vous réutiliserez jusqu’au bac : courbes d’offre et de demande, prix d’équilibre, surplus, effet d’une taxe. Voici l’essentiel, et ce que la vidéo de Perrine ajoute.

▶ SES première | Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ? — La Boîte à Bac

Ce qu’il faut retenir

  • Un marché est concurrentiel quand aucun offreur ni demandeur ne peut influencer le prix à lui seul : chacun est preneur de prix.
  • Le prix d’équilibre est celui pour lequel la quantité offerte égale la quantité demandée ; à ce prix, la somme des surplus du consommateur et du producteur est maximale.
  • Une taxe forfaitaire déplace la courbe d’offre vers le haut : le prix payé augmente, les quantités échangées baissent et une partie des gains à l’échange disparaît.

Dans le programme : ce chapitre correspond au questionnement « Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ? » de la partie Science économique du programme officiel de SES de Première (code SES-1-SE-Q1). Toutes nos vidéos de SES sont réunies sur la page SES du site.

I. Le marché, une institution et cinq conditions

Le programme insiste sur un point : le marché est une institution. Sans droit de propriété, sans monnaie reconnue, sans règles sur la qualité ou l’information, il n’y a pas d’échange possible. On distingue ensuite les marchés selon leur degré de concurrence, de la concurrence parfaite au monopole.

La concurrence pure et parfaite est un modèle théorique qui repose sur cinq hypothèses : l’atomicité (une multitude de petits offreurs et demandeurs), l’homogénéité du produit, la libre entrée sur le marché, la transparence de l’information et la mobilité des facteurs de production. Dans la vraie vie, aucun marché ne coche les cinq cases, mais certains s’en approchent : le marché des matières premières agricoles, par exemple, où chaque producteur de blé doit accepter le cours mondial.

Dans la vidéo, Perrine passe chaque hypothèse au crible avec des exemples du quotidien, et montre pourquoi il suffit qu’une seule condition saute pour que les entreprises retrouvent un pouvoir de marché, ce qui ouvre sur le chapitre suivant, celui des marchés imparfaitement concurrentiels.

II. Offre, demande et prix d’équilibre

La courbe de demande est décroissante : plus le prix baisse, plus les consommateurs sont nombreux à acheter. La courbe d’offre est croissante : plus le prix monte, plus les producteurs ont intérêt à produire, car de nouvelles unités deviennent rentables. Là où les deux courbes se croisent se trouve l’équilibre : un prix et une quantité pour lesquels il n’y a ni pénurie ni invendus.

Le programme demande aussi de comprendre d’où vient la courbe d’offre. Un producteur qui cherche à maximiser son profit produit tant que le prix de vente couvre le coût marginal, c’est-à-dire le coût de la dernière unité produite. Quand ce coût marginal est croissant, l’offre s’arrête exactement là où coût marginal et prix sont égaux.

Déplacements sur la courbe et déplacements de la courbe

C’est LA distinction qui fait la différence dans une copie. Une hausse du prix fait bouger un point le long de la courbe de demande. Un changement de goûts, de revenu ou de prix d’un produit concurrent déplace toute la courbe. Côté offre, une mauvaise récolte ou une hausse du coût des matières premières décale la courbe vers la gauche : à quantité égale, les producteurs exigent un prix plus élevé. La vidéo détaille ces chocs d’offre et chocs de demande avec un exemple chiffré que vous pourrez reprendre tel quel dans une EC.

III. Surplus, gains à l’échange et effet d’une taxe

Le surplus du consommateur est l’écart entre ce qu’il était prêt à payer et le prix payé ; le surplus du producteur, l’écart entre le prix reçu et le prix minimum qu’il aurait accepté. Additionnés, ils mesurent les gains à l’échange. Résultat central du chapitre : à l’équilibre concurrentiel, cette somme est maximale. Toute intervention qui éloigne le marché de son équilibre fait perdre une partie de ces gains.

Exemple attendu au programme : la mise en place d’une taxe forfaitaire sur chaque unité vendue. La courbe d’offre se décale vers le haut du montant de la taxe, le prix payé par l’acheteur augmente, le prix reçu par le vendeur baisse, et les quantités échangées diminuent. Qui paie réellement la taxe ? Cela dépend de la pente des courbes, autrement dit de la sensibilité au prix des acheteurs et des vendeurs. Perrine le montre graphiquement dans la vidéo, et l’application vous propose le quiz pour vérifier que vous savez lire le graphique dans les deux sens.

Pour continuer le programme de SES de Première

Le marché concurrentiel est le modèle de référence ; les deux chapitres suivants montrent ce qui se passe quand il ne fonctionne pas comme prévu.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un marché concurrentiel ?

Un marché sur lequel les offreurs et les demandeurs sont si nombreux et si petits qu’aucun ne peut influencer le prix : tous sont preneurs de prix. Le modèle théorique de référence est la concurrence pure et parfaite (atomicité, homogénéité, libre entrée, transparence, mobilité des facteurs).

Comment se fixe le prix d’équilibre ?

Par la confrontation de l’offre et de la demande : le prix d’équilibre est celui pour lequel la quantité que les producteurs veulent vendre est égale à la quantité que les consommateurs veulent acheter. À ce prix, la somme des surplus est maximale.

Quel est l’effet d’une taxe forfaitaire sur un marché ?

Elle déplace la courbe d’offre vers le haut : le prix payé par les acheteurs augmente, le prix net reçu par les vendeurs baisse, les quantités échangées diminuent et une partie des gains à l’échange est perdue. La répartition de la taxe entre acheteurs et vendeurs dépend de la pente des courbes.

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Perrine Motch

Agrégée en sciences économiques, Perrine Motch enseigne depuis plus de dix ans. Originaire de Belgique, elle a été formatrice et professeure de sciences économiques avant de rejoindre le réseau des lycées français à l’étranger, où elle a enseigné les SES en Afrique du Sud, à Taïwan, en Bolivie et en Suède. Elle a rejoint le département de SES de La Boîte à Bac en 2021 : elle écrit et présente les vidéos et les fiches de SES de Première et de Terminale. Passionnée par les questions sociales contemporaines, elle voit dans les SES une matière qui permet de comprendre le monde et de développer l’esprit critique des élèves. Également conseillère en orientation, elle aide les élèves à prendre confiance en leur potentiel et à trouver leur voie.

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